Toiture et couverture ne désignent pas la même chose. La toiture, c’est l’ensemble qui ferme le haut de la maison : la structure qui la porte, les couches qui l’isolent et l’étanchent, et la couverture. La couverture n’en est que la partie visible, en tuiles, en ardoises ou en zinc. Une toiture en pente réunit ainsi cinq éléments :
Aux endroits où l’eau risque d’entrer, la zinguerie et les points singuliers prennent le relais : le faîtage au sommet, les rives sur les côtés, les noues à la rencontre de deux pans, les solins contre un mur ou une cheminée, et les gouttières qui recueillent l’eau de pluie. Un toit plat fonctionne autrement. Il repose sur une structure porteuse, le plus souvent une dalle en béton ou un plancher en bois, recouverte d’un isolant et d’une membrane d’étanchéité. Notre lexique de la construction d’une maison définit ces termes et ceux que vous croiserez sur le chantier.
La toiture arrive une fois les murs montés. Le charpentier pose la charpente, puis le couvreur installe l’écran, les liteaux et la couverture. Sur un toit plat, c’est l’étancheur qui réalise la membrane. Cette étape s’appelle la mise hors d’eau : la maison est protégée de la pluie, ce qui permet de poser les menuiseries extérieures puis de lancer les travaux intérieurs. L’isolation sous toiture se fait ensuite, avec le second œuvre. Les étapes de la construction d’une maison situent ce moment dans le calendrier du chantier.
Dans une construction neuve, la toiture ne se choisit pas seulement sur plan. Le plan local d’urbanisme de la commune, le PLU, peut imposer une forme de toit, une pente minimale ou maximale, un matériau ou une teinte de couverture. Un règlement de lotissement peut ajouter ses propres règles. Près d’un monument historique ou dans un site protégé, le projet peut aussi être soumis à l’avis de l’architecte des Bâtiments de France. Ces règles changent d’une commune à l’autre : un toit plat accepté dans un quartier peut être refusé dans le voisin.
La pente dépend aussi du matériau et du climat. Les règles de l’art du métier, les DTU, précisent pour chaque couverture une pente minimale qui varie selon la région, l’exposition au vent et à la pluie et la longueur du pan de toit. Une tuile ou une ardoise posée trop à plat laisse passer l’eau poussée par le vent. Dans les secteurs enneigés ou très ventés, la charpente est aussi dimensionnée en conséquence.
Maisons ARLOGIS vérifie la conformité du projet aux règles d’urbanisme locales avant le dépôt du permis de construire. La forme et la couverture de votre toiture sont arrêtées en tenant compte de ces règles, et non découvertes au moment de l’instruction du dossier.
Quatre types de toitures sont récurrents en France. Maisons Arlogis vous dit ce qu’il faut retenir pour chacune d’elles :
La forme retenue engage plus que l’allure de la maison. Elle fixe le volume disponible sous le toit, la complexité de la charpente et le nombre de jonctions à rendre étanches.
Une maison en L, en U ou avec des décrochés multiplie les rencontres entre les pans. Chaque angle rentrant crée une noue, cette ligne où deux pentes se rejoignent et où l’eau converge. Elle demande une charpente plus élaborée et une zinguerie soignée. Le toit plat s’adapte plus librement à ces plans, puisqu’il n’a pas de pans à raccorder. Une autre solution consiste à couvrir le volume principal en pente et les avancées en toit plat. Notre guide sur la maison en L présente les plans et les usages de cette forme.
Sous un toit en pente, les combles peuvent rester perdus ou devenir des pièces à vivre. Tout dépend de la charpente choisie à la conception. La charpente en fermettes, faite d’éléments préfabriqués en forme de W, est souvent la solution la plus économique, mais ses bois traversent les combles et les rendent inaménageables en pièces de vie. Les fermettes à entrait porteur ou la charpente traditionnelle dégagent au contraire le volume : dimensionnées pour recevoir un plancher habitable, elles laissent les combles aménageables, tout de suite ou plus tard.
Couper les bois d’une fermette sans renforcer la structure la fragilise. Transformer après coup des combles perdus en pièces habitables reste donc un chantier lourd. Si vous pensez agrandir un jour, mieux vaut le dire dès les premiers plans.
La hauteur compte aussi. Dans le calcul de la surface de plancher, qui sert au permis de construire, seules les parties de plus de 1,80 m sous plafond sont prises en compte. Une pente plus forte augmente cette surface, mais elle agrandit aussi la couverture à poser. Selon le type de maison, la question ne se pose pas de la même façon :
La toiture est souvent représentative des spécificités architecturales de chaque région. Par exemple, dans l’Est de la France, les tuiles sont le plus souvent vernies vernissées tandis qu’au sud, il est plus fréquent d’utiliser des tuiles en terre cuite naturelle. Le PLU reprend parfois ces usages et impose alors le matériau ou la teinte. Il existe quatre matériaux récurrents dans les toitures françaises :
C’est la plus abordable de ces quatre matériaux. Sa teinte vieillit moins bien que celle de la terre cuite et sa durée de vie tourne autour de 30 à 50 ans. Comme toute couverture en tuiles, elle ne règle pas seule l’humidité qui monte de la maison et peut condenser sous les tuiles. Pour pallier cela, il faut poser des tuiles de ventilation. Avec les entrées d’air en bas de toit, elles assurent la circulation d’air dans la lame ventilée sous la couverture.
Elle a une durée de vie d’au moins 50 ans. Elle existe en différentes formes et couleurs. Elle permet de s’adapter facilement aux critères esthétiques locaux. Elle est environ 10% plus chère qu’une tuile béton.
Une toiture en feuilles de zinc est durable, facile à entretenir et très étanche. Elle est nettement plus chère qu’une toiture classique en tuile béton. Bien posée et ventilée, elle peut durer 80 ans et plus, et elle suit aussi bien les pentes faibles que les formes courbes.
Il s’agit d’une pierre naturelle fendue en fines plaques, et non d’une tuile. Elle a une très bonne durée de vie. Elle peut dépasser 100 ans. Sa couleur gris bleuté plait souvent aux particuliers. Mais elle est peu utilisée en raison d’un coût très élevé. ’ardoise naturelle est nettement plus chère qu’une tuile béton.
Tous ces matériaux ne se posent pas sur toutes les pentes, et le PLU peut en écarter certains : le matériau se choisit avec la forme du toit, pas avant.
La couverture protège la maison des intempéries, mais ce n’est pas elle qui assure l’isolation thermique : ce rôle revient à l’isolant et à sa mise en œuvre. Deux configurations se rencontrent : l’isolant déroulé ou soufflé sur le plancher des combles perdus, ou posé sous les rampants quand les combles sont aménagés. Selon la composition retenue, un pare-vapeur ou un frein-vapeur côté intérieur limite la vapeur d’eau qui migre vers l’isolant.
Côté extérieur, la lame d’air ventilée sous la couverture évacue l’humidité, tandis que l’écran sous toiture, lorsqu’il est prévu, protège des infiltrations accidentelles. C’est cette ventilation, et non le matériau des tuiles, qui limite la condensation et protège la charpente.
Pour une construction neuve, ces choix comptent pour respecter la réglementation environnementale 2020, la RE2020, qui fixe des exigences de performance énergétique, d’impact carbone et de confort d’été. Toutes les maisons Maisons ARLOGIS y sont conformes. Exposé au soleil, le toit pèse sur ce confort d’été : une isolation épaisse et continue limite les surchauffes en été dans les pièces du dernier niveau. Notre guide sur l’isolation d’une maison à construire détaille les isolants et leur mise en œuvre.
Le prix d’une toiture ne se résume pas à un tarif de tuiles au mètre carré. Sur un projet neuf, il dépend surtout de choix faits sur plan :
La toiture la moins chère n’est donc pas seulement une affaire de matériau. Une toiture simple sur un plan compact peut coûter moins qu’une couverture bon marché posée sur une forme compliquée. Dans un projet Maisons ARLOGIS, le coût de la toiture est chiffré avec l’ensemble de la maison lors de l’étude de projet, gratuite et sans engagement, puis fixé dans le prix ferme et définitif du contrat de construction de maison individuelle, le CCMI. Pour situer votre budget global, vous pouvez estimer le prix de construction de votre maison.
Chez Maisons ARLOGIS, la toiture ne se choisit pas isolément dans un catalogue : elle se dessine avec le reste de la maison, à partir de votre terrain, des règles de votre commune et de l’usage que vous prévoyez pour les combles. Sa réalisation est confiée à des artisans du secteur, charpentiers et couvreurs, coordonnés par le conducteur de travaux de l’agence, avec qui s’organisent aussi vos visites de chantier.
Après la réception de la maison, la toiture bénéficie des garanties légales de la construction, rappelées dans le CCMI. Les désordres signalés dans l’année relèvent de la garantie de parfait achèvement, d’une durée d’un an. Un défaut d’étanchéité qui rend la maison impropre à son usage relève de la garantie décennale, qui court dix ans à compter de la réception.
Votre toiture, tout comme votre maison, doit être à votre image. C’est pour cela que lors de votre construction Maisons ARLOGIS vous permet d’ajouter une pomme de pin, une girouette ou un coq. Ces éléments permettent de donner du cachet, un aspect plus rustique
Pour voir ces choix sur des maisons livrées, parcourez nos réalisations, filtrables par typologie. Et pour faire le point sur la toiture de votre projet avec votre terrain et votre budget, prenez rendez-vous pour une étude de projet gratuite et sans engagement dans l’une de nos agences.
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