Vous venez de faire construire votre maison et vous profitez enfin de votre jardin ? L’obligation d’entretien du jardin ne se limite pas à une question d’esthétique : c’est une véritable responsabilité légale pour tout propriétaire. Distances de plantation, taille des arbres, nuisances sonores ou évacuation des déchets verts, voici l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour profiter de vos extérieurs en toute sérénité et valoriser votre bien immobilier.
Trouvez dés à présent votre agence locale : www.arlogis.com/nos-agences
En tant que responsable et propriétaire de votre jardin, vous avez l’obligation d’en assurer son entretien. Un jardin non entretenu peut causer bien des désagréments pour le voisinage (odeurs, animaux nuisibles, mauvaises herbes…). Au-delà du confort de vie au quotidien, un jardin bien entretenu contribue également à préserver la valeur de votre propriété sur le long terme.
Plusieurs tâches régulières relèvent de votre responsabilité au fil des saisons :
Bon à savoir : ces réparations restent à la charge du propriétaire, y compris lorsque le logement est occupé par un locataire. Seul l’entretien courant peut être confié à ce dernier.
Si votre maison se situe dans une zone exposée aux risques d’incendie de forêt ou de végétation, une obligation supplémentaire s’impose : le débroussaillement. Les articles L.131-1 et suivants du Code forestier prévoient que le propriétaire doit débroussailler et maintenir en état débroussaillé son terrain dans un rayon de 50 mètres autour des constructions. Cette obligation concerne de nombreuses communes, y compris en zones péri-urbaines.
Concrètement, le débroussaillement consiste à :
Le préfet définit les territoires concernés par arrêté préfectoral. En cas de non-respect, le propriétaire s’expose à une amende pouvant atteindre 1 500 euros, et la commune peut faire réaliser les travaux d’office à ses frais. De nombreux projets de construction de maisons individuelles se situent en zones péri-urbaines potentiellement concernées : n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre mairie ou de la préfecture pour savoir si votre terrain est soumis à cette obligation.
Afin d’éviter tout dépassement de votre végétation chez les voisins, il faudra tailler régulièrement les plantations en bordure de votre terrain. Cela concerne aussi bien les haies que les arbres fruitiers ou d’ornement. En effet, sachez que les voisins ne sont pas en droit de couper eux-mêmes les éventuelles branches qui arriveraient sur leur propriété. Néanmoins, en cas de refus votre part de votre part, il pourrait faire appel à la justice pour vous y contraindre.
Les arbres morts, malades ou fragilisés par une tempête méritent une attention particulière. Si une branche ou un arbre venait à tomber sur la propriété voisine, votre responsabilité pourrait être engagée dès lors que les mesures d’élagage nécessaires n’ont pas été prises. Pensez à surveiller régulièrement l’état de santé de vos arbres et à faire intervenir un professionnel au moindre doute.
1) Distances de plantation et respect du voisinage
La réglementation concernant les distances des plantations est relativement stricte. Qu’il s’agisse d’un arbre ou d’un arbuste, vous devrez respecter les conditions suivantes :
Ces distances sont fixées par l’article 671 du Code civil. Certaines communes appliquent toutefois des règlements locaux qui peuvent modifier ces seuils. N’hésitez pas à consulter le PLU (Plan Local d’Urbanisme) de votre secteur ou à vous renseigner directement auprès de votre mairie.
Petit point de droit à connaître : les fruits tombés naturellement d’un arbre voisin sur votre terrain vous appartiennent, conformément à la loi. En revanche, vous n’êtes pas autorisé à cueillir les fruits directement sur les branches qui dépassent chez vous.
2) Clôture
Concernant les clôtures, pas de limite de propriété imposée. C’est-à-dire que vous êtes en droit d’installer votre clôture à la limite de votre terrain et de celui du voisin. Pensez néanmoins à vérifier les prescriptions du PLU de votre commune concernant la hauteur et les matériaux autorisés.
3) Abri de jardin
Pour construire un abri de jardin à la limite de votre propriété, une autorisation d’urbanisme est nécessaire. L’obtention de cette autorisation passe, entre autres, par le bon respect des distances prévues par la loi. Il est également conseillé de vérifier les éventuelles conditions propres à la commune.
Tonte de pelouse, taille de haie, débroussaillage… l’usage de matériel sonore est réglementé. La loi encadre en effet l’utilisation de ces équipements bruyants afin de protéger la tranquillité du voisinage. Il n’est pas permis de passer la tondeuse quand bon nous semble. Pour éviter les nuisances sonores causées au voisinage, des arrêtés préfectoraux indiquent des horaires convenables à respecter. Les créneaux autorisés varient selon les communes, mais voici les plages généralement constatées :
Les autres engins à moteur tels que les débroussailleuses, les taille-haies ou encore les tronçonneuses sont soumis au même règlement. Utiliser ces appareils en dehors des horaires autorisés peut conduire à une amende allant jusqu’à 450 euros.
Depuis 2014, il est interdit de faire brûler ses déchets verts (l’herbe tondue, les feuilles mortes, les mauvaises herbes…). Le non-respect de cette interdiction expose le propriétaire à une amende pouvant atteindre 750 euros. Pour se débarrasser des déchets provenant de l’entretien du jardin,
Plusieurs solutions s’offrent à vous :
Ces bonnes pratiques contribuent à la protection de l’environnement tout en vous mettant en conformité avec la réglementation en vigueur.
Lorsqu’un logement avec jardin est mis en location, l’entretien des extérieurs fait l’objet d’un partage de responsabilités bien défini par la loi. Le locataire prend en charge l’entretien courant, tel que prévu par le décret n°87-712 relatif aux réparations locatives :
Le propriétaire, en sa qualité de bailleur, conserve quant à lui la charge des gros travaux : élagage des arbres de grande hauteur, remplacement d’une clôture vétuste ou traitement d’un arbre malade menaçant de tomber. En cas de litige entre les deux parties, c’est l’état des lieux d’entrée qui servira de référence. Il est donc conseillé de détailler précisément l’état du jardin dans le bail.
Dans une copropriété disposant d’espaces verts communs, l’entretien du jardin est généralement à la charge du syndicat des copropriétaires. Les frais sont alors répartis via les charges de copropriété, selon les tantièmes définis dans le règlement.
Si vous bénéficiez d’un jardin privatif au sein de la copropriété, vous êtes en principe seul responsable de son entretien, sauf disposition contraire du règlement. Veillez à respecter les règles concernant les plantations, la hauteur des haies et l’aspect général de votre espace extérieur.
Maisons Arlogis vous accompagne dans vos projets de construction
Voici différents liens vers des albums photos pour aménager le jardin d’une maison. Cliquez sur le sujet qui vous intéresse pour voir les photos :
4.6
4.8