La loi Elan, adoptée le 23 novembre 2018, porte un nom qui résume bien son ambition : Évolution du Logement, de l'Aménagement et du Numérique. Son objectif est de moderniser le secteur de la construction en France, aussi bien pour faciliter l'accès au logement que pour mieux protéger les acquéreurs de terrains constructibles.
L’une de ses mesures phares pour la maison individuelle concerne les risques liés aux sols argileux, notamment le retrait-gonflement des argiles (RGA). L'article 68 de la loi Elan introduit l'obligation de réaliser une étude de sol géotechnique avant la vente d'un terrain constructible situé dans une zone exposée à ce phénomène. Un décret d'application du 22 mai 2019 a précisé les modalités de mise en œuvre. Depuis le 1er octobre 2020, ces dispositions sont pleinement en vigueur.
Connaître la nature et les caractéristiques du sol où sera construite votre maison est essentiel. Un sol argileux réagit comme une éponge : il gonfle en absorbant l'eau de pluie, puis se rétracte en période de sécheresse. Ces mouvements répétés exercent des pressions considérables sur les fondations d'une habitation et peuvent entraîner des désordres importants :
Avec la multiplication des épisodes de sécheresse liée au dérèglement climatique, le phénomène de retrait-gonflement des argiles tend à s'intensifier sur l'ensemble du territoire français. Ces dégâts représentent des travaux de reprise souvent très coûteux. C'est précisément pour prévenir ces situations que la loi Elan a rendu l'étude de sol obligatoire dans les zones concernées.
Si votre futur terrain se situe dans une zone d’exposition moyenne ou forte au risque d’argiles, cette obligation s’applique. Vous pouvez vérifier si votre parcelle est concernée sur georisques.gouv.fr. La démarche est simple et gratuite : il suffit de renseigner l'adresse ou la référence cadastrale du terrain pour connaître son niveau d'exposition.
La loi Elan prévoit deux cas de figure :
La norme NF P94-500 définit plusieurs niveaux d'études géotechniques. Pour votre projet de maison individuelle, deux types méritent votre attention :
Étude G1, dite étude géotechnique préalable. Elle se décompose en deux phases complémentaires. La première, appelée Étude de Site (ES), consiste à recueillir les données géologiques existantes sur la parcelle et à identifier les risques géotechniques (nature du sol, présence d'argile, nappe phréatique, cavités). La seconde, les Principes Généraux de Construction (PGC), formule les premières recommandations constructives générales adaptées au terrain. C'est cette étude G1 que la loi Elan rend obligatoire à la charge du vendeur. Sa durée de validité est de 30 ans, à condition qu'aucun remaniement du sol n'ait été effectué sur la parcelle. Elle reste cependant générale et ne tient pas compte de votre projet de construction spécifique.
Étude G2, dite étude géotechnique de conception. Plus approfondie, elle analyse le sol en fonction de l'implantation précise de votre future maison : poids de la structure, surface au sol, nombre d'étages. Elle aboutit à des préconisations concrètes sur le type de fondations, la profondeur d'ancrage et les mesures constructives adaptées. Chez Maisons Arlogis, nous recommandons systématiquement cette étude pour garantir la pérennité de chaque projet sur-mesure.
hez Maisons Arlogis, cette évolution n’a pas bouleversé nos pratiques : nous réalisions déjà systématiquement une étude de sol avant la construction. Désormais, en tant qu’acquéreur, vous avez accès à une étude géotechnique de type G1 avant même de signer la promesse de vente. Dans le CCMI, il est également précisé que les travaux prévus intègrent les contraintes liées aux mouvements de terrain, causés par la sécheresse ou la réhydratation des sols. Ce cadre contractuel vous protège concrètement : si les fondations nécessitent une adaptation non prévue suite à un diagnostic de sol incomplet, le surcoût est à la charge du constructeur et non de l'acquéreur. Un vrai gain de sérénité pour mener à bien votre projet.
L'étude de sol a un impact direct sur le budget de votre projet de construction. Voici les éléments à anticiper :
La loi Elan ne prévoit pas d'amende spécifique pour le vendeur qui ne fournit pas l'étude G1. En revanche, les conséquences juridiques peuvent être lourdes :
En d'autres termes, l'étude de sol n'est pas une simple formalité : elle protège vendeur, acquéreur et constructeur tout au long de la vie de l'ouvrage.
Pour que les résultats soient fiables et conformes aux exigences de la loi Elan, le choix du bureau d'études géotechniques mérite une attention particulière. Plusieurs critères vous aideront à faire le bon choix :
Nos équipes travaillent avec des bureaux d'études géotechniques de confiance, sélectionnés pour leur sérieux. Chaque maison sur-mesure que nous concevons, conforme à la norme RE2020 et garantie 10 ans, tient compte des résultats de l'étude de sol pour des fondations parfaitement dimensionnées.
Depuis 2024, une étape supplémentaire est venue renforcer le dispositif de la loi Elan. À l'achèvement des travaux, le constructeur doit fournir une attestation de prise en compte du risque de retrait-gonflement des argiles. Ce document certifie que les prescriptions de l'étude géotechnique ont bien été respectées lors de la construction, depuis le choix des fondations jusqu'aux dispositions constructives mises en œuvre.
Cette attestation est annexée à la déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux (DAACT). Pour vous, futur propriétaire, c'est une garantie supplémentaire que votre maison a été construite dans les règles. N'hésitez pas à solliciter nos conseillers pour vous accompagner dans l'ensemble de ces démarches.
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